Aller au contenu principal
TwitterFacebookLinkedinPartager

Cardiologie

Publié le  Lecture 9 mins

Place de la biopsie endomyocardique et de l’IRM cardiaque lors d’une suspicion de myocardite immunomédiée

François DEHARO(1), Franck THUNY(1,2), Jennifer CAUTELA(1,2)*, Marseille

Les immunothérapies anticancéreuses représentent un nouveau paradigme et une avancée majeure dans le traitement des cancers. Plusieurs types de thérapie immunitaire existent ou sont en cours de développement, mais les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) sont actuellement les plus utilisés(1). Bien qu’étant une réelle révolution thérapeutique, les ICI peuvent donner lieu à de nombreux effets indésirables que l’on appelle « immunomédiés ». Parmi eux, ont été décrites des myocardites sous ICI (ICI-M), dont l’incidence est estimée entre 1 à 2 %, mais qui peuvent être fatales dans près de 50 % des cas(2). Les lésions myocardiques consistent en une infiltration de lymphocytes T (surtout CD8+) dont la prise en charge empirique consiste en l’interruption définitive des ICI et l’introduction précoce d’une corticothérapie à forte dose. Dans certains cas réfractaires aux corticoïdes ou de myocardites d’emblée fulminantes, une deuxième ligne d’immunosuppresseur plus intense peut être proposée(3).

Sous-diagnostiquer » une ICI-M peut conduire à un retard d’instauration des corticoïdes et à la survenue d’événements cardiovasculaires majeurs. Inversement, un « sur-diagnostic » peut conduire à l’arrêt définitif non justifié de l’immunothérapie et donc à la progression du cancer. Faire le...

Attention, pour des raisons réglementaires ce site est réservé aux professionnels de santé.

pour voir la suite, inscrivez-vous gratuitement.

Si vous êtes déjà inscrit,
connectez vous :

Si vous n'êtes pas encore inscrit au site,
inscrivez-vous gratuitement :